Le commerce équitable par Michel Largillière, Directeur Général des cabinets exores consultants, Cergy 95

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Le commerce équitable est issu de mouvements de citoyens attachés aux principes de l’autogestion et solidaires envers les populations du tiers-monde.

Dans les années 60, lors d’une Conférence des nations Unies, plusieurs pays du Sud réclament de pouvoir vivre dignement de leur travail plutôt que d’aide humanitaire ou de charité. Ils demandent que les règles du commerce international respectent le travail de leur population et leur permettent de vendre leurs produits.

Les Américains sont les premiers à se lancer dans le commerce équitable dès la fin des années 1940. L’Europe fait ses premiers pas à la fin des années 1950 avec OXFAM qui commercialise de l’artisanat fabriqué par des réfugiés chinois, et crée en 1964 la première organisation de commerce alternatif (ATO).

En 1974, De retour du Pakistan Orientale après la guerre civile de 1970 qui a vu la création du Bangladesh, l’abbé Pierre ouvre la première boutique Artisans du Monde dans le Sud de la France. C’est en 1988 que Max Havelaar, le premier label de commerce équitable est créé aux Pays Bas.

C’est maintenant un réseau d’organisations internationales et d’associations nationales qui, tout en ne gérant encore qu’une part inférieure à 5% du commerce intra-zones, est de plus en plus dynamique car ayant comme moteur une conscience citoyenne de plus en plus en vogue.

Si la délocalisation en Europe est souvent parée de valeurs négatives en terme d’emploi et de pouvoir d’achat, on assiste à un total retournement sémantique lorsqu’on intègre le pendant de la délocalisation tel que le définit le commerce équitable : le développement de populations dont la misère est souvent l’alternative.

La délocalisation, pour les couches concernées de la population malgache, c’est souvent l’espoir d’un meilleur niveau de vie et de l’éloignement des difficultés les plus basiques de l’existence.

Selon les organisations ou associations, les critères fixant les condition d’un commerce éthique ou équitable varient quelques peu en partageant toujours certains principes de base sociaux, économiques et environnementaux.

Dans notre charte, nous avons essayé d’inclure ceux qui concernaient le plus les spécificités malgaches.

Ainsi avons-nous rajouter une notion culturelle, qui à notre avis manque trop souvent à la discussion sur le commerce équitable.

” Ils s’engagent à veiller au respect de la culture malgache, à limiter autant que possible les effets de l’acculturation sur les populations de travailleurs et à générer autant que possible des solutions endogènes à ces problèmes. “.

Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. “.

” Le volume du commerce mondial est aujourd’hui 14 fois supérieur à ce qu’il était en 1950. Dans le même temps, la planète a perdu environ 30% de ses richesses naturelles. En 1980, les 1,3 milliards d’habitants des pays pauvres étaient 22 fois moins riches que la population américaine. Aujourd’hui, ils le sont 86 fois moins. “.
Max Havelaar.

Le commerce équitable par Miche Largillière, Directeur Général des cabinets exores consultants, Cergy 95

www.exores.com
info@exores.com

12/03/2010

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